RÉFLEXIONS pour Ez 36:26 — le 21 décembre 2015

RÉFLEXIONS pour Ez 36:26

Déjà Jérémie, peu avant l’exil, a parlé de l’époque messianique comme d’un temps de renouvellement des relations de Dieu avec Son peuple. La notion même d’une alliance nouvelle, messianique, est liée à la révélation reçue par Jérémie. Ézéchiel dit la même chose : de nouvelles relations entre Dieu et l’homme, comme entre Dieu et le peuple de Dieu dans son ensemble, supposent un changement de la qualité spirituelle de chaque personne concrète. C’est de cela que parle le prophète lorsqu’il mentionne le « cœur nouveau » et l’« esprit nouveau » : le cœur, selon l’usage biblique général, désigne le centre spirituel de la personne humaine, et le souffle, ou « esprit », que Dieu a insufflé à l’homme « dans les narines » lors de la création, constitue cette dynamique spirituelle personnelle qui détermine ce que l’homme sera devant Dieu. Et si le cœur n’est pas vivifié, si on le laisse « de pierre », comme chez l’homme déchu, aucun renouvellement des relations ne sera possible. Une telle compréhension était particulièrement actuelle sur le fond des représentations populaires du Messie et du Royaume, qui voyaient dans le Messie seulement un roi juste et dans le Royaume un État terrestre ordinaire où règne la justice et où sont établies des lois justes, conformes à la Torah. Les prophètes, manifestement, ne se lassaient pas de rappeler qu’aucun État, aucun dirigeant et aucune loi ne sont capables par eux-mêmes de changer la nature humaine, ni de libérer l’homme déchu du péché. Or sans une telle libération, il ne peut être question de vie dans le Royaume.