RÉFLEXIONS pour 2Co 1:5 — le 21 août 2015

RÉFLEXIONS pour 2Co 1:5

Beaucoup de gens pensent que l’existence des souffrances et de la mort rend la foi au Christ dépourvue de sens, tout en notant, par souci d’équité, qu’un nombre non moindre de personnes vient à la foi par l’expérience de la souffrance et de la mort quelque part tout près. Comment peut-on dire que le Christ a vaincu la mort si nous rencontrons la mort presque chaque jour ? Quel sens ont les souffrances du Christ si les souffrances des hommes n’en ont pas été supprimées ? Le passage d’aujourd’hui conduit à ces pensées : le plus terrible dans nos souffrances, c’est la solitude ; personne ne peut vraiment partager notre souffrance avec nous. La compassion de nos proches ne supprime pas notre douleur intérieure, même si elle apporte une certaine consolation. Mais voici qu’en Christ, Dieu Lui-même entre dans la souffrance humaine, la remplit de Sa présence ; et si nous l’accueillons par notre foi au Christ, notre souffrance n’est déjà plus solitaire, le Christ souffrant y est présent. Il compatit avec nous. En un certain sens, nos souffrances ne sont déjà plus entièrement nôtres, mais celles du Christ, parce que le Christ y est entré par notre foi et notre compassion envers Lui. Alors, dans cette compassion mutuelle, disparaît la douleur principale : celle de la solitude, de la douleur non partagée ; et nous pouvons éprouver une consolation qui sera pour nous bien plus importante que la souffrance.