RÉFLEXIONS pour 1Co 4:5
L’apôtre Paul met en garde contre le jugement humain, aussi bien contre la louange que les hommes se donnent les uns aux autres et cherchent auprès des hommes que contre la condamnation. Le jugement humain prétend connaître ce qui est en réalité « caché dans les ténèbres ». En réalité, nous ne sommes pas capables de voir les intentions des cœurs les uns des autres. Seul le Seigneur Jésus, selon le témoignage de l’évangéliste Jean, n’a pas besoin qu’on Lui rende témoignage au sujet de l’homme, car Il sait Lui-même ce qu’il y a dans l’homme (Jn 2:25). Non moins important dans le contexte de l’épître est le fait que nous ne pouvons pas voir ce que le Seigneur accomplit précisément à travers les hommes. Parfois les personnes qui paraissent les plus éloignées de Dieu, comme les rois Nabuchodonosor et Cyrus, se révèlent être des instruments de Dieu, tandis que nos bonnes intentions pavent la route de l’enfer. Participant lui-même, et non des moindres, à l’œuvre de Dieu sur la terre, l’apôtre parle avec insistance de cette œuvre de Dieu et de la participation des hommes à celle-ci comme d’un mystère. Seul le Seigneur met en lumière ce qui est caché. C’est pourquoi, pour nous, dans cette vie, porter tel ou tel jugement sur un autre homme ou sur nous-mêmes revient à s’approprier la gloire de Dieu, à se mettre à la place de Dieu, et c’est une entreprise vaine.
Il est remarquable que l’apôtre n’abandonne pas un instant son souci pastoral pour les chrétiens. Même ici, en parlant de ses travaux et de ceux d’Apollos, il rappelle aux frères de Corinthe que le Seigneur jugera les intentions du cœur et que leur pureté méritera Sa louange. Il y a là pour nous tous une immense et inattendue espérance, car les fruits de nos intentions sont souvent très loin de la perfection.
