RÉFLEXIONS pour 1Co 15:28 — le 11 mai 2015

RÉFLEXIONS pour 1Co 15:28

Paul décrit beaucoup et différemment le dynamisme de la révélation du Royaume dans le monde. En principe, il n'y a rien de surprenant ici: car nous vivons à l'époque du Royaume à venir, Paul comprend bien sûr parfaitement cela et tâche de porter jusqu'aux lecteurs de ses messages ce qu’il trouve important de leur dire à ce sujet. Et à peine pouvaient apparaître chez quelqu'un des chrétiens des doutes sur le fait que, dans le dynamisme de révélation du Royaume, les relations de Jésus avec Son Père céleste jouent un rôle décisif. Mais comment donc comprendre les mots de Paul que le Fils Se soumettra au Père seulement lorsque le Père soumettra tout à la volonté du Fils? Est-ce que Jésus n'était pas absolument soumis à la volonté du Père dès le début? Mais on ne peut tout de même pas parler de la subordination complète de l’homme à Dieu avant la transformation totale de la nature humaine.

Et ici ce n’est plus important si cette nature est abîmée par le péché originel, ou pas. Même si l'humanité n'avait pas dans son histoire une telle page triste comme la chute, la transformation serait toujours nécessaire à la nature humaine pour entrer dans le Royaume. Et si tel est le cas, alors jusqu'au retour du Sauveur et au triomphe du Royaume, il n’arrive pas de parler du pouvoir total de Dieu sur l’homme, il reste une certaine rupture, dont la nature non transformée n’est pas en état de surmonter. Mais même si c’était le cas, en effet, c’est que tout cela ne devrait pas concerner le Sauveur Lui-même: car Il est ressuscitée déjà dans un corps transformé!

Son humanité déjà du moment de la résurrection n'était en rien opposée à Sa volonté, et si avant la résurrection Il pouvait encore se fatiguer ou sentir la douleur, après la résurrection cela était déjà impossible. Et pourtant: en effet, Sa vie est inséparable de la plénitude du Royaume, qu'Il porte en lui et donne à travers l'Église au monde. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, la plénitude de Sa transformation dépend de la plénitude de la transformation du monde et de l'humanité, elle est liée à eux, comme la tête avec le corps.

Paul en effet n’appelle pas allégoriquement et symboliquement l'Église comme le corps du Christ: la transformation de Sa nature humaine ne s'achèvera pas tant que ne se transformera pas quiconque est lié à lui par des relations spirituelles, des relations de cet amour, qui a pénétré le Royaume. Mais le souffle du Royaume est le souffle du Père entrant dans le monde à travers le Fils, à travers ce Royaume, que le Fils a apporté au monde. Et le Père, agissant dans le monde à travers le Fils, Le rapproche de plus en plus de Lui. Pour qu'à la fin des temps Dieu devienne «tout en tous».