RÉFLEXIONS pour Gn 4:7
Avant l'arrivée au monde du Christ personne n’avait jamais parlé du péché originel. Mais cela ne signifie pas qu’on ne connaissait rien de cela. Une autre chose est que ce dommage fondamental, la perversité de la nature humaine, qui devenait la source des péchés concrets, n’était pas perçu en soi-même comme péché.
En effet, comment peut-on accuser quelqu’un du fait qu’il soit né tel qu’il est né? Personne n'est coupable de ses maladies héréditaires, même si ces maladies étaient la conséquence du péché de leurs parents. Mais voici pourquoi l’homme est considéré responsable à toutes les époques, ainsi c’est pour ses actes concrets. Certes, à cette époque, que décrit l’auteur, on ne pouvait encore parler ni de la Torah, ni d’aucun commandement, ils étaient encore en avant, puisque la scène selon la logique de l'auteur du Livre de Genèse, se passe à l'aube de l'histoire, d'ailleurs, de l'humanité déjà déchue. Mais Dieu S’adresse tout de même à l’homme avec l’appel de faire de bonnes oeuvres et de regarder tranquillement dans les yeux de Dieu.
Il restait quand même, probablement dans le coeur de l’homme, même après la chute, cette «Torah naturelle», cette loi, que Paul dit être écrite dans le coeur des païens. Mais en effet, ce n’est pas le paganisme proprement dit, on se rappelle encore ici de l’Unique, Il n'est pas encore tout à fait oublié. Et Dieu appelle Caïn à cette simplicité, qui délivre de toutes les craintes et malentendus internes, de toutes les questions au sujet du sacrifice accepté et non accepté.
Si tu commets de bonnes oeuvres, lève la tête et regarde courageusement le ciel. Sinon le péché lui-même viendra chez toi, puisque celui qui ne fait rien de bien, tôt ou tard glissera obligatoirement au marais du péché, qui pour l’homme déchu est toujours une menace directe et immédiate. Ainsi Dieu montre à Caïn l’unique possible chemin spirituel pour lui, tout comme pour toute autre personne. Le chemin, qui aurait pu le délivrer du fratricide.
