RÉFLEXIONS pour Nb 11:1-35
Le chemin vers la Terre promise est difficile. Sortir de l’esclavage l’est plus encore. Comme ces murmures nous sont familiers : « Mais la saucisse coûtait deux roubles vingt ! Et il y avait des commandes spéciales pour les membres du syndicat ! » (cf. v. 4-5). Pourtant, nous ne sommes plus en « Égypte » ; nous sommes en chemin, les conditions de vie sont différentes ici et ce qui appartenait à l’esclavage ne convient plus. Dieu est avec nous, Il marche devant nous dans la colonne de nuée, Il envoie la manne qui nous permet de vivre dans ce désert. Comme la tâche est lourde pour Moïse, celui qui comprend ce qui se passe : il ne peut porter seul cette responsabilité (v. 14). Et voici la réponse de Dieu : Il envoie l’Esprit sur soixante-dix anciens afin que, remplis de l’Esprit, ils puissent partager avec Moïse ce lourd fardeau. Quant au reste du peuple — « Ah ! Si tout le peuple du Seigneur pouvait être prophète ! » (v. 29) — Dieu lui dit en quelque sorte : « Vous voulez de la viande ? Très bien, mais ne vous plaignez pas de Moi ensuite », et la viande ne lui profite pas. Nous voyons encore une fois que la question n’est pas la viande, mais l’Esprit.
