RÉFLEXIONS pour Mc 2:27-28 — le 17 mars 2010

RÉFLEXIONS pour Mc 2:27-28

Le commandement du sabbat a été donné par Dieu lui-même dans la Loi de Moïse; plus encore, c'est précisément son observance qui a été déclarée signe de l'alliance conclue par Dieu avec son peuple. Peut-on appeler un homme, car l'expression « fils de l'homme » sans majuscules, absentes de la parole orale, signifie simplement « homme », maître d'un commandement de Dieu si important? Et pourtant Jésus le fait. Dans quel cas cela est-il possible? Non pas lorsque ce commandement n'est pas accompli, mais lorsqu'il est dépassé. Le sens de ce commandement est que l'homme consacre un jour sur sept aux affaires de Dieu: c'est une sorte de « dîme » offerte à Dieu, non en argent ou en fruits, mais en temps. On comprend alors que l'homme devient non l'esclave de ce commandement, mais son maître, lorsqu'il donne à Dieu plus qu'un septième de sa vie. Par exemple, comme le Fils de l'homme, toute sa vie. Une fois encore, nous voyons que, pour Jésus, il est évident que le service de Dieu n'est pas « calendaire », mais permanent; il est libre de l'esclavage de ce commandement, parce que chacun de ses jours est un « sabbat », un jour donné à Dieu.