RÉFLEXIONS pour Gn 3:15
Si le monde est si bon, si Dieu qui l’a créé prend tant soin de l’humanité, comment expliquer ce que nous voyons autour de nous : pourquoi l’homme ne sait-il pas vivre en paix avec lui-même, avec sa famille, avec la terre ? Pourquoi toutes les sphères des relations humaines sont-elles littéralement déformées, ne laissant à l’homme qu’à « manger son pain à la sueur de son visage », à lutter contre la nature, contre sa femme, contre Dieu ? Cette question a été posée dans la culture et les mythes religieux dès le commencement de l’histoire humaine. La Parole donne de nouveau une réponse symbolique et paradoxale : le problème n’est pas l’envie des dieux ni la colère des démons. L’être humain, Adam, chacun de nous, dans la profondeur même de son être, a voulu vivre sans Dieu, et il a reçu en conséquence, au lieu de la sagesse et de l’autorité, la conscience amère de sa propre impuissance et de sa brisure. Et tout ce qui reste du paradis, c’est un éclat d’espérance : un jour, l’être humain vaincra le serpent... Il est important que cette espérance ne soit pas simplement le fruit d’un optimisme humain irresponsable. Le Seigneur lui-même, en éloignant l’humanité pécheresse de l’éternité afin qu’elle ne souffre pas pour toujours, donne la promesse de la victoire. Cette parole s’adresse, à proprement parler, au serpent, et elle nous donne le droit de croire que le serpent sera vaincu. Dans l’histoire de l’univers, et dans notre vie.
