RÉFLEXIONS pour Lc 23:1-34 — le 11 février 2010

RÉFLEXIONS pour Lc 23:1-34

La compréhension et l’interprétation de ce que nous lisons aujourd’hui viennent ensuite. Le récit austère et concis de l’évangéliste suit simplement l’ordre des événements. Le Fils de Dieu, incarné dans le sein de Marie et qui nous a révélé l’amour du Père céleste, est arrêté, condamné et tué. Tué non pour des crimes, mais parce qu’Il disait une vérité qui déplaisait à certaines personnes. Tué non par la sentence d’un tribunal, mais par l’arbitraire d’une foule déchaînée dans un rassemblement, parce que « leurs cris et ceux des grands prêtres l’emportèrent ». Un petit chef de province, qui n’a pas atteint l’ampleur des forfaits de son ancêtre et homonyme, L’humilie en raillant l’impuissance de cet Homme. Le condamné est battu sans raison, pour s’amuser, car pourquoi encore battre Celui qui sera bientôt crucifié ?

Même sur la Croix, souffrant d’une douleur terrible aux mains et aux pieds, suffoquant, Il entend les moqueries et les outrages... Le Jour du Seigneur, dont nous avons entendu parler hier par le prophète Joël, s’est révélé un jour d’injustice monstrueuse, un jour où triomphaient la méchanceté et la cruauté humaines les plus extrêmes.

Mais même sur la Croix, Il est Dieu et Homme. Tout ce déchaînement de la bassesse humaine pâlit devant l’éclat de la vie véritable lorsque Jésus dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Ces seules paroles témoignent de manière incontestable de Sa divinité...

Et à côté de la folie meurtrière de la foule, nous voyons encore une poignée de personnes qui demeurent fidèles. Ce n’est plus comme disciples du prophète galiléen ni comme partisans d’un nouvel enseignement religieux, mais simplement comme amis fidèles de Jésus qu’ils L’ensevelissent et Le pleurent. Chacun de nous se trouve donc, au fond, devant un choix : être dans la foule qui se moque de Lui ou dans la poignée de ceux qui pleurent sur Lui.