RÉFLEXIONS pour Ph 3:1 — le 24 novembre 2009

RÉFLEXIONS pour Ph 3:1

Voilà ce qui est le plus difficile dans la vie chrétienne. Une chrétienne ayant une très longue expérience dit qu'elle a presque jamais rencontré de chrétiens joyeux dans sa vie. Pourquoi en est-il ainsi ? L'Évangile est pourtant la Bonne Nouvelle joyeuse, la nouvelle que Dieu est amour, qu'Il nous pardonne, qu'Il est avec nous, qu'Il est en nous. Cela ne nous suffit-il pas pour demeurer dans la joie ?

Mais cette joie a été payée à un prix très élevé. Devons-nous, en nous souvenant de la Résurrection, oublier la Croix ? Pouvons-nous ressusciter avec le Christ sans être crucifiés avec Lui ? Or cela signifie une participation constante à Ses souffrances pour les péchés du monde, pour nos péchés. Cela signifie un cœur qui tressaille devant toute manifestation de non-amour et qui saigne devant le malheur, la douleur et la mort autour de nous. Quelle joie, alors ?!

C'est pourquoi l'apôtre Paul écrit : « Au reste... » Car il écrit cette lettre non depuis un palais quelconque, mais depuis une prison. Il connaît très bien ce paradoxe, cette tension de la vie chrétienne, et pourtant il estime que la joie l'emporte, parce que le Christ n'est pas mort en vain. Il a vaincu la mort, Il a racheté les péchés du monde, et les nôtres aussi.