RÉFLEXIONS pour Jn 1:51 — le 10 octobre 2008

RÉFLEXIONS pour Jn 1:51

Ces paroles, dites par le Seigneur Jésus-Christ à Nathanaël, signifient que « désormais », depuis la venue du Christ dans le monde, un changement radical s’opère dans l’univers. La chute de l’homme a conduit à ce que le ciel nous soit fermé, qu’un abîme se trouve entre le monde d’en haut et le monde d’en bas. Dans la vision de Jacob (Gn. 28:12), cet abîme est franchi par une échelle mystérieuse, sur laquelle les anges peuvent monter et descendre ; mais c’est en songe, tandis qu’à l’état de veille il n’y a aucune échelle, et l’apparition des anges dans ce monde demeure un événement exceptionnel. Traditionnellement, les chrétiens ont considéré l’échelle de Jacob comme un symbole préfigurant la Vierge toute pure, par laquelle passe le Christ.

Ici, le Seigneur Jésus dit que cette échelle est devenue réalité, que le ciel s’ouvre et que la manifestation de la volonté et de la puissance de Dieu dans le monde terrestre devient la norme. Cette « échelle », ce « pont » qui unit Dieu et Sa création, c’est le Christ Lui-même, le Dieu-homme. Il est le Fils de Dieu descendu des cieux, et aussi le Fils de l’homme montant vers le Père ; et lorsque Son ascension sera accomplie, le mouvement dans les deux sens entre le Ciel et la Terre sera ouvert, et l’Esprit Saint descendra à la Pentecôte sur les apôtres dans ce monde comme dans Son domaine. La vision du ciel ouvert est réellement donnée aux hommes : Jean le Baptiste la voit lors du Baptême du Seigneur, les trois apôtres lors de la Transfiguration, le protodiacre Étienne avant son exécution, l’apôtre Paul pendant la prière, l’apôtre Jean le Théologien dans l’Apocalypse, et beaucoup d’autres saints ; elle est possible pour nous aussi, mais plus importante encore est cette autre parole du Seigneur Jésus : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »