RÉFLEXIONS pour Mt 16:15
Pour qui tiens-tu Jésus de Nazareth? Il est impossible de passer à côté de cette question. Qui es-Tu, pour qui Te fais-Tu? Le Fils de l’homme, qui est-Il? Et vous, qui dites-vous que Je suis? C’est l’une des questions les plus importantes de l’Évangile. On Lui amène un possédé? Il le guérit. Et le peuple disait: n’est-ce pas là le Christ, fils de David? N’est-ce pas Celui qui doit sauver le monde? Mais Lui-même dit: Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Ta réponse à la question de savoir qui est Jésus, c’est cette épée même qui pénètre jusqu’au plus profond, « jusqu’à diviser jointures et moelles ». Et il est impossible de donner à cette question une réponse évasive.
Ainsi, lorsque Dieu dit à Pharaon par Moïse: laisse aller Mon peuple, Pharaon s’endurcit. Dans le livre de l’Exode, il est dit: « J’endurcirai le cœur de Pharaon » (Ex 4:21). Il serait naïf de penser que Dieu, par un acte créateur particulier, oblige Pharaon à refuser. Seuls les démons agissent ainsi, en s’emparant de la volonté de l’homme. Mais placé devant la nécessité de choisir, Pharaon ne peut pas rester poliment évasif. Ou bien Celui qui a envoyé Moïse est Dieu, et il faut obéir; ou bien, en Égypte, il n’y a qu’un seul dieu vivant: Pharaon.
Les pharisiens, comme Pharaon, sont placés devant un choix: ou bien cet Homme est le Sauveur du monde, ou bien? Il n’y a pas de place ici pour un « politiquement correct » au cœur tendre. Au fond, cette question principale de la vie transforme ton cœur hésitant et sans volonté, en lui donnant la qualité opposée. Mais selon la réponse à cette question, ce sera soit la fermeté d’une foi vivante, soit l’endurcissement, la dureté, comme chez Pharaon et les pharisiens.
C’est précisément ce que constate Jésus lorsqu’Il dit: celui qui n’est pas avec Moi est contre Moi, et celui qui n’assemble pas avec Moi disperse. À notre époque, cette manière de poser la question nous paraît excessivement rigoriste. Nous préférerions nous dérober à une réponse directe. Mais rien, sinon cette réponse à l’appel du Christ, ne rendra ton cœur ferme et ta vie véritable. C’est pourquoi cette question est un don de Dieu pour nous.
