RÉFLEXIONS pour Za 8:16-17
Par le prophète Zacharie, le Seigneur appelle le peuple, après son retour de captivité, à faire confiance à sa bénédiction et à travailler. « Ne craignez pas ! » : ce sont les mots clés de tout le chapitre 8, qui expriment la foi du prophète en ceci que les chemins du Seigneur, aussi insondables soient-ils, entraînent l'homme vers le salut et la vie. Aux versets 14 à 17, répétant de nouveau l'appel « Ne craignez pas ! », le Seigneur dit une chose extrêmement importante et inattendue. Toutes ses paroles précédentes peuvent être comprises comme un appel à un travail obstiné pour la construction du Second Temple, si l'on se limite au cadre du contexte historique. Mais la Parole de Dieu ne nous laisse pas cette possibilité. « Voici les choses que vous devez faire », dit le Seigneur. On s'attendrait ici à l'énumération de détails architecturaux de la structure du Temple... Mais il apparaît que c'est à un tout autre travail qu'il faut appliquer son cœur : « dites-vous la vérité les uns aux autres ; jugez selon la vérité et dans la paix à vos portes. Que personne d'entre vous ne médite dans son cœur le mal contre son prochain ».
Ainsi, le travail d'édification par lequel nous sommes appelés à participer à l'action salvifique de Dieu consiste à juger selon la vérité, à aimer la paix et à ne pas méditer le mal contre son prochain. Premièrement, ces paroles élargissent immédiatement le contexte de la prophétie : de parole de consolation adressée aux Jérusalémites de la fin du VIe siècle av. J.-C., elles deviennent promesse du Royaume du siècle à venir. Deuxièmement, presque pour la première fois dans l'Ancien Testament, le refus divin du mal s'étend si clairement non seulement aux actes, mais aussi aux pensées des hommes. Il est évident qu'il y a là aussi un pressentiment du Nouveau Testament. Enfin, il est important que le Seigneur appelle les hommes à cette œuvre de justice, de paix et de miséricorde pour une raison déterminée, exprimée sous forme négative. On ne peut pas méditer le mal contre son prochain ni aimer le faux serment parce que Dieu hait cela. Une telle vocation à la ressemblance avec Dieu est aussi l'un des traits essentiels du Nouveau Testament.
