RÉFLEXIONS pour Gn 23:1-20 — le 26 janvier 2007

RÉFLEXIONS pour Gn 23:1-20

Pendant de longues années, Abraham fut un résident étranger dans le pays que Dieu avait promis de lui donner, à lui et à ses descendants. À en juger par le texte de l'Écriture, on le considérait comme un homme étrange et, en même temps, comme le signe de la présence d'un Dieu grand, invisible et inconnu des habitants de ce pays. On craignait de l'offenser ou de lui faire du mal, de peur d'insulter ainsi Celui qui demeurait inconnu et incompréhensible. Et pourtant, il restait un étranger et un résident de passage, sans terre où ensevelir sa femme. Toute personne se sent ainsi dans un pays étranger : « Je mourrai, et il n'y aura même pas d'endroit où m'enterrer. » La perte de sa femme, compagne de toute sa vie, devient non seulement le deuil personnel d'Abraham, mais aussi l'événement qui établit ses droits sur la Terre promise. Désormais, il y a enseveli un être cher ; il y demeure pour vivre, et personne ne peut contester son droit de résider sur la terre à laquelle il a confié le corps de son épouse.