RÉFLEXIONS pour Tt 2:11
La grâce est déjà là, avec chacun; il ne reste qu’à consentir à la recevoir. C’est le premier pas, et le plus difficile, parce qu’en le faisant nous acceptons de reconnaître plusieurs faits inconfortables. Premièrement, Dieu est venu vers nous Lui-même. Il est déjà près de nous, et en reconnaissant la réalité de Sa présence, nous reconnaissons que nous avons passé un temps inadmissiblement long à nous tromper nous-mêmes, en essayant de ne pas le remarquer. Deuxièmement, nous reconnaissons notre faiblesse et notre infirmité, notre incapacité à sortir nous-mêmes de l’ombre de la mort. Nous reconnaissons notre dépendance à l’égard de la Source de la Vie, la primauté de Dieu en tout et sur tous. Troisièmement, il nous faut reconnaître que le salut est donné à chacun, sans aucune exception. Même si nous avons notre propre liste de ceux à qui il faudrait le refuser ou le donner en premier, il nous faut reconnaître qu’il est proposé à chacun de choisir le salut. Ces trois faits rendent la vie très inconfortable et désagréable si nous ne voulons pas en tenir compte. Nous avons cette possibilité, mais avons-nous le désir de retourner à une existence où il n’y a pas de place pour la grâce et la miséricorde ?
