RÉFLEXIONS pour Ac 5:38-39 — le 2 décembre 2006

RÉFLEXIONS pour Ac 5:38-39

C’est ainsi que Gamaliel, rabbin de très grande autorité, recommanda au Sanhédrin de traiter l’Église du Christ qui venait de naître. On appelle ces paroles le « principe de Gamaliel »; l’évangéliste Luc les rapporte dans les Actes comme une sorte de témoignage: la spiritualité de l’Ancien Testament, en tant que telle, s’est montrée assez ouverte pour juger les actions de l’Esprit de Dieu à leurs fruits. Cela veut dire que l’hostilité des autorités religieuses juives envers le Seigneur Jésus et Son Église était dictée par d’autres causes, purement humaines: l’envie, le calcul politique... Gamaliel lui-même, selon la tradition, devint chrétien à la fin de sa vie. Ainsi, le principe de Gamaliel est un principe biblique général, découlant des deux Testaments, pour notre attitude envers les phénomènes spirituels qui nous sont inconnus. C’est très important, car ce n’est qu’en le suivant que nous ne plaçons pas notre jugement avant celui de Dieu. Les actes et les opinions d’autres personnes nous paraissent souvent étranges, voire révoltants, et il nous est naturel de manifester aussitôt notre position et de prendre les mesures correspondantes. Notre jugement est rapide et sans appel. Mais voici ce que dit la sagesse nourrie par la connaissance la plus profonde de l’Écriture: « Ne vous pressez pas, laissez à Dieu la possibilité de manifester Son jugement ». Le fait que nous ne soyons pas d’accord avec quelque chose peut tourner à notre propre condamnation si cela vient de Dieu. Car Dieu Lui-même dit qu’Il fait toutes choses nouvelles. Nouveau veut dire inhabituel pour nous, ce avec quoi il n’est pas simple d’être d’accord aussitôt. Il faut ici de la patience et un esprit de paix, sans lequel il est impossible d’être chrétien.