RÉFLEXIONS pour He 10:11-18 — le 19 novembre 2006

RÉFLEXIONS pour He 10:11-18

Pendant de nombreux siècles, les hommes ont considéré le langage du sacrifice comme le moyen le plus adéquat de communiquer avec Dieu (ou les dieux). La logique est simple: supposons que Dieu, ou l'un des dieux, ne veuille pas, pour une raison quelconque, avoir affaire à moi. Mais Il veut bien quelque chose: de la viande, ou des fruits de la terre. Je les donne, et la communion est rétablie jusqu'à la fois suivante. Cette logique est bien sûr liée au fait que l'homme imagine Dieu et Ses besoins «à son image». En même temps, Dieu, jusqu'à un certain temps, accepte pour ainsi dire ce mode de relation et décrit même en détail, dans la loi de Moïse, quels sacrifices offrir, comment et quand.

Le fait est que Dieu tient toujours compte des relations dont l'homme est déjà capable, et de celles dont il n'est pas encore capable. Le langage du sacrifice fonctionne jusqu'au temps de la Nouvelle Alliance. Tous les sacrifices de l'Ancien Testament deviennent les figures de l'unique sacrifice que le Christ offrira sur la croix.

En effet, pourquoi Dieu ne veut-Il pas avoir affaire à l'homme? Parce que l'homme est dans le péché, c'est-à-dire en opposition à la volonté de Dieu. Les sacrifices de l'Ancien Testament visent à apaiser Dieu et à rétablir la communion avec Lui. Mais que veut réellement Dieu de nous? L'amour qui s'exprime dans l'obéissance filiale (voir Os 6:6; Mt 9:13). C'est précisément cela que Jésus offre à Dieu de manière absolue sur la croix; c'est pourquoi l'apaisement de Dieu, Son pardon des péchés et le rétablissement des relations s'accomplissent aussi de manière absolue. Ainsi Dieu ne reçoit plus aucun sacrifice, car Il a déjà reçu le sacrifice parfait. C'est ce qu'écrit l'apôtre Paul dans le passage d'aujourd'hui.