RÉFLEXIONS pour Lc 14:1-6 — le 3 octobre 2006

RÉFLEXIONS pour Lc 14:1-6

Il est frappant que les pharisiens gardent le silence en réponse à la question du Christ : est-il permis de guérir le jour du sabbat ? Au fond d’eux-mêmes, ils estimaient que cela n’était pas permis. La question de savoir si une guérison est un travail, si elle revient à « vaquer à ses propres affaires », ce qui est interdit le jour du sabbat, est loin d’être simple. Les pharisiens pensaient qu’il s’agissait d’un travail, mais leur opinion n’avait rien d’évident. Surtout, ils estimaient qu’un homme malade depuis longtemps pouvait attendre le lendemain, afin d’éviter une situation embarrassante. Peut-être, en effet, le Tout-Puissant considérerait-Il malgré tout la guérison comme un travail et, par conséquent, comme une transgression du commandement. C’est précisément ce point de vue que le Seigneur refuse. Il compare le malade qui, au prix d’immenses efforts, est enfin parvenu jusqu’à Lui à un bœuf tombé dans une fosse, qu’il faut retirer immédiatement pour qu’il ne périsse pas. Les doutes théologiques et le rite passent au second plan devant la souffrance de l’homme qui s’est enfin présenté devant Dieu. C’est précisément cela qui fait de la foi au Christ, pour nous, une réponse à une question de vie et de mort, et non à celle d’un comportement plus ou moins pécheur.