RÉFLEXIONS pour Lc 19:41-44 — le 17 novembre 2005

RÉFLEXIONS pour Lc 19:41-44

Lorsque nous lisons que notre tâche consiste à imiter le Christ en toutes choses, ces paroles sont le plus souvent perçues par nous comme une convention. Nous pouvons essayer de lire ce texte évangélique de ce point de vue. Dans une telle situation, une personne hausse les épaules avec résignation en disant : « C'est ainsi que les choses ont tourné », ou va jusqu'à une joie mauvaise à peine dissimulée : « Voilà, on t'avait dit de ne pas faire cela et de faire ainsi ; maintenant, souffre et endure. » Jésus, Lui, « quand Il fut proche et qu'Il vit la ville, pleura sur elle ». Il ne peut pas S'imposer : chacun est libre de L'accueillir ou de ne pas L'accueillir. Mais le résultat du refus d'une vie avec le Christ est si terrible que Dieu pleure en y pensant. Ce n'est pas le désespoir de l'impuissance, mais la douleur causée par le choix d'un être libre. Et cela, alors même que Jésus sait qu'un tel refus Le conduira Lui-même à la croix quelques jours plus tard. Mais ce n'est pas sur cela qu'Il pleure ; Il pleure sur ce à quoi se condamne le peuple choisi par Dieu. Voici un portrait de Dieu d'une netteté extrême : Il a créé l'homme libre ; Il mourra d'une mort terrible parce que l'homme a choisi de Le tuer ; le sachant, Il pleure sur la vie terrible de l'homme qui a fait ce choix. Voilà ce qu'Il nous appelle, nous aussi, à imiter.