RÉFLEXIONS pour 1Co 11:23-26 — le 24 mars 2005

RÉFLEXIONS pour 1Co 11:23-26

Aujourd’hui, Jeudi saint, est le premier jour du saint Triduum pascal de la Passion du Seigneur et de la Résurrection, le jour où le Seigneur Jésus institua le sacrement de l’Eucharistie. Le sacrement fut institué la nuit même où Jésus fut livré à la mort. L’apôtre Paul dit qu’en recevant ce Pain et cette Coupe, nous annonçons la mort du Seigneur, et ces paroles sont citées dans le rite de la Messe. Comme le Baptême, l’Eucharistie nous unit au Christ dans Ses souffrances et, par conséquent, dans Sa gloire. L’Eucharistie est la preuve la plus manifeste que Dieu ne voit la personne humaine que dans son intégrité et que toute tentative de séparer et de délimiter l’âme et le corps est, au fond, artificielle. Il entre dans nos cœurs non seulement par la parole, mais par le pain et le vin ; beaucoup de Pères disaient qu’Il prend l’apparence du pain afin de ne pas effrayer l’homme, car manger de la chair humaine serait réellement terrifiant. Le sacrement de l’Eucharistie ressemble à une transfusion sanguine : Sa Chair et Son Sang s’unissent aux nôtres et nous transforment peu à peu. Dans ce sacrement, Il Se donne entièrement à nous, comme Il a donné Sa vie sur la croix. Et c’est précisément par ce sacrement qu’Il nous donne la possibilité de nous donner entièrement à Lui et de nous unir à Lui dans toute la plénitude.