RÉFLEXIONS pour Rm 2:1-11 — le 8 mars 2005

RÉFLEXIONS pour Rm 2:1-11

Tout en dénonçant les péchés, Paul appelle aussitôt à la prudence et signale le danger qui menace celui qui accuse : il risque de sombrer dans les mêmes péchés qu’il dénonce chez ceux qui l’entourent. À plus forte raison, ceux qui commettent les actes mêmes qu’ils entreprennent de condamner ne devraient pas juger les péchés d’autrui. D’ailleurs, l’être humain a souvent tendance à accuser les autres précisément des péchés auxquels il est lui-même enclin.

Beaucoup pourraient objecter qu’ils condamnent justement parce qu’ils ne sont pas comme ceux qu’ils condamnent. Mais souvenons-nous de la facilité avec laquelle Pierre a connu une chute dont il ne se croyait pas capable. L’obstination dans le péché dont parle Paul peut se manifester, entre autres, par le refus de voir ses propres péchés.

La persévérance dans les bonnes œuvres peut devenir un moyen de résister à notre propre inclination au péché. Paul ne nous appelle pas simplement à les accomplir de temps en temps : il parle précisément d’une pratique constante. Est-ce possible pour les hommes ? À vrai dire, c’est impossible. Mais « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » (Lc 18,27).