RÉFLEXIONS pour Mt 16:15-16 — le 7 juillet 2004

RÉFLEXIONS pour Mt 16:15-16

Il est difficile d'assumer la responsabilité de son choix. Il est difficile d'exprimer une opinion précise, difficile de prendre une décision, car on porte la responsabilité de toutes ses conséquences et de tous ses fruits. Et si ce choix, cette décision, relèvent du domaine religieux ou moral, il faut en répondre par toute sa vie. Et il est toujours difficile de prendre des décisions, car un homme peut-il vraiment savoir quelque chose avec certitude?

C'est pourquoi le moment où l'apôtre Pierre, de lui-même ou au nom des Douze, ose prononcer ces mots est si important: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Grâce à cette confession, Pierre reçoit le Seigneur Jésus comme Sauveur. Tout ce qui suit, le témoignage, la prédication, le poids de la nuit de Gethsémani et le don de la Pentecôte, repose sur cette décision de Pierre, sur son acte, sur sa confession. En devenant le fondement de l'Église, il participe sinon à la nature divine, car la Cène est encore loin, du moins à l'autorité divine du Christ.

Pierre lui-même a profondément vécu ce moment. Dans l'épître écrite vers l'an 63, en parlant de l'essence de la foi et de la vie, il mentionne précisément la disposition à « rendre compte de l'espérance » (1 P 3:15). L'apostolat des Douze consiste donc avant tout dans leur confession, et seulement ensuite dans la prédication sur toute la face de la terre. Et cela concerne aussi tous leurs disciples.