RÉFLEXIONS pour Jn 10:1-9 — le 13 mai 2004

RÉFLEXIONS pour Jn 10:1-9

Le Christ se « nomme » souvent Lui-même par le nom d’un objet inanimé. Tantôt c’est une pierre, tantôt du pain, puis de l’eau, et aujourd’hui une porte. Chaque fois, Il se compare à un objet que nous rencontrons presque constamment. De nos jours, vivre sans avoir un « contact » permanent avec une porte est fort difficile. Car cette vérité évidente, selon laquelle celui qui entre dans une pièce par une ouverture qui n’est pas spécialement destinée à cet usage est un voleur et un brigand, n’exige aucune démonstration particulière. Et notre Seigneur Jésus-Christ est précisément la porte par laquelle nous pouvons entrer dans la maison de notre Père céleste. Le chemin vers Dieu ne passe que par Lui : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; nul ne vient au Père que par Moi », dira le Seigneur un peu plus tard (Jn 14:6). On peut tenter d’entrer par les fenêtres, par la cheminée, ou de creuser un souterrain, mais pourquoi ? On peut sans doute aller vers Dieu par des chemins détournés, courir après quelque « grâce particulière », essayer de se donner une certaine importance, faire semblant de pouvoir nous-mêmes accomplir au moins quelque chose pour notre propre salut, mais pourquoi ? Pourquoi, si le chemin est droit ? « Rendez droits Ses sentiers » (Mt 3:3). Droit ne signifie pas facile. Tout ne deviendra pas instantanément meilleur comme par un coup de baguette magique. Mais l’essentiel est que le Seigneur « appelle Ses propres brebis chacune par son nom et les mène dehors » (Jn 10:3). Il nous conduira, nous, brebis aveugles, « par un chemin qu’ils ne connaissent pas ; Je les guiderai par des sentiers inconnus ; Je changerai devant eux les ténèbres en lumière et les chemins tortueux en chemins droits : voilà ce que Je ferai pour eux, et Je ne les abandonnerai pas » (Is 42:16).