RÉFLEXIONS pour 2Co 7:1-10 — le 12 juin 2003

RÉFLEXIONS pour 2Co 7:1-10

Dans la lecture d’aujourd’hui, l’apôtre Paul souligne que la sainteté est la norme de vie à laquelle tous les chrétiens sont appelés. La logique de ses paroles repose sur ce qu’il a écrit dans les lignes précédentes, à la fin du chapitre 6 (l’original de l’épître, comme tous les manuscrits des premiers siècles, n’était d’ailleurs pas divisé en chapitres, de sorte que la pensée n’était pas interrompue). L’apôtre vient donc de parler de la promesse de Dieu d’adopter les disciples du Christ comme Ses enfants. Puis, dans la lecture d’aujourd’hui, il poursuit : c’est précisément parce qu’une telle promesse nous a été donnée qu’il nous faut nous purifier de toute souillure de la chair et de l’esprit. Non pour l’état de la chair ou de l’esprit en lui-même, mais à cause de la promesse, parce que Dieu nous accueille. Les mots « achevant la sainteté (άγιοσύνη, sainteté) dans la crainte de Dieu » parlent précisément du tremblement révérenciel devant l’amour immérité et sans mesure du Tout-Puissant. Cela est important, car nous sommes enclins à céder à la tentation de l’ascèse pour l’ascèse. Ce n’est nullement cela qui est nécessaire. Comme le Seigneur Lui-même le dit : si nous L’aimons, nous garderons Ses commandements. Alors seulement nous trouverons le désir, la force et la possibilité de le faire. C’est pourquoi le cœur de la prédication des apôtres est l’amour du Christ manifesté sur la Croix, et non les menaces de châtiment.