RÉFLEXIONS pour Ga 1:6
Des personnes non nommées troublèrent les Galates en leur annonçant que la liberté en Christ proclamée par l'apôtre Paul était une illusion, et qu'il fallait aller vers Dieu par le chemin épineux de la législation de l'Ancien Testament. Ce qui compte, disaient-ils, ce n'est pas que tu aimes Dieu et les hommes, mais que, pour Dieu, tu laves correctement la vaisselle et observes les autres rites. C'est pourquoi, au tout début de l'épître, l'apôtre dit que le Christ s'est livré lui-même pour nos péchés. Cela signifie, entre autres, que ce que l'apôtre annonce n'est pas une religion. Par définition, la religion est notre chemin humain de réunion avec un Dieu infiniment lointain. Et le problème n'est même pas que la loi, comme tout le reste dans la religiosité humaine, ne soit pas un tel chemin, ce que l'apôtre explique longuement aux Romains. Il oppose à ses adversaires le fait que Dieu lui-même a déjà parcouru le chemin qui nous séparait, qu'il a lui-même franchi cette distance.
On ne peut que partager l'étonnement de l'apôtre devant la facilité avec laquelle notre nature humaine se courbe sous le joug d'une loi impersonnelle, en s'éloignant du Dieu devenu trop proche. Telle est la différence psychologique entre la foi et la religiosité. Il est important de s'en souvenir, car chacun de nous a besoin de s'examiner: vis-tu dans la foi ou dans la religion?
