RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Jn 18:1-18

À quoi pouvait ressembler l'arrestation de Jésus dans le jardin de Gethsémani ? Elle ne devait guère différer d'autres arrestations et « opérations de force » semblables : une cohorte conduite par un officier, une foule armée de piques, l'obscurité, les pitoyables tentatives de résistance des disciples, leur accablement, leur confusion et leur fuite... Mais aux yeux de l'évangéliste Jean, qui voit les événements de la vie terrestre du Sauveur dans leur véritable dimension spirituelle, même à ce moment-là Il ne cesse pas d'être le Roi de l'univers, la Parole par qui tout a été créé. Il prononce le Nom sacré révélé à Moïse auprès du buisson ardent dans le désert : « Je suis », et les gardes tombent à terre, saisis d'une crainte sacrée. Avec autorité, Il leur ordonne de laisser partir les disciples et commande à Pierre de remettre son épée, de ne pas L'empêcher d'accomplir Son ministère sacré : boire la coupe que Lui présente le Père. Comme nous le verrons par la suite, Jean discerne clairement la dignité divine de Jésus même dans les moments les plus terribles, lorsque l'interrogatoire infamant, les coups et l'exécution deviennent, pour l'apôtre éclairé par la foi, l'heure du triomphe du Messie.