RÉFLEXIONS pour Jc 2:13 — le 1 février 2002

RÉFLEXIONS pour Jc 2:13

Commençons par la seconde moitié du verset. Dans les affaires judiciaires, un criminel reçoit une peine qui correspond d'une certaine manière à la gravité du crime, puis un allègement de son sort reste possible, par amnistie ou par grâce. Ou bien encore : le crime a été commis, mais la partie lésée pardonne au coupable, et l'affaire ne va même pas jusqu'au tribunal. Dans les deux situations, nous voyons que la miséricorde se montre plus efficace, « plus importante » que le jugement. C'est cela que l'apôtre Jacques a en vue.

Mais il en découle aussi ce qui est dit dans la première moitié du verset. Si quelqu'un, dans sa propre vie, non en paroles mais en actes, ne reconnaît pas la primauté de la miséricorde sur le jugement, c'est-à-dire sur la justice, alors, lorsqu'il est coupable, et nous sommes tous coupables devant Dieu, le principe de justice s'applique aussi à lui : un jugement sans miséricorde, dans toute la rigueur de la loi. Ne devons-nous pas nous souvenir ici que le Christ dit « bienheureux les miséricordieux », et non « bienheureux les justes » ?