RÉFLEXIONS pour 1P 5:5
Il est très rare de rencontrer une réaction adéquate à l'appel apostolique à l'obéissance. On observe d'habitude l'un de deux extrêmes: soit une protestation vive au nom de la « liberté de la personne », soit la recherche immédiate d'une quelconque autorité spirituelle pour se soumettre sans réserve à chacune de ses décisions. Mais l'apôtre Pierre donne deux indications pour comprendre correctement ses paroles. D'abord, il s'agit d'une obéissance mutuelle, c'est-à-dire que chacun mette les intérêts de l'autre au-dessus des siens; autrement dit, il s'agit de l'amour mutuel. Ensuite, il emploie un mot remarquable, « humilité-sagesse », où l'humilité et la sagesse sont unies. Cela signifie que notre sagesse est appelée à être humble, c'est-à-dire non orgueilleuse, ne s'élevant pas au-dessus des autres. Mais il importe aussi que l'humilité soit sage, et non cet abaissement de soi qui est « pire que l'orgueil ». Notre obéissance aux autres ne supprime pas notre responsabilité personnelle devant Dieu pour notre vie.
